Neko no Sekai
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 Xx ...It was suppose to be a beautiful day... xX [UN maitre]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Mulciber



Sexe:MasculinCapricorneDragon
Age : 19
Inscrit le : 25 Mar 2008
Messages : 17
Amour : ...

Feuille de personnage
Maître/Maîtresse de: Il n'est même plus maitre de ses sens
Neko de: Plus personne desormais
Sexualité: Homosexuel

MessageSujet: Xx ...It was suppose to be a beautiful day... xX [UN maitre]   Jeu 27 Mar - 1:48

Cela devait être une belle journée. Les enfants auraient dû être en pleins jeux dans le parc, les abeilles à leur corvée dans les champs, les femmes en jupe courte dans les rues et les pigeons sur les toits à se dorer les plumes. Toutes les météos s’étaient mises d’accord, le soleil se devait d’être au rendez-vous durant ce jour d’avril, au début du printemps. Ils avaient même pris les devants en affirmant que cela durerait toute la semaine. Ils l’ont annoncé à la radio, à la télévision et bien évidement tout les pauvres gens pendus aux lèvres de leur téléviseur ou de leur transistor ont cru à ces spéculations, ou on feint le croire. Alors les pères de familles ont sortis joyeusement les tables en plastique du garage, les femmes se sont misent à la fenêtre pour cuisiner, les petites filles ont sorti leurs dinettes invitant les peluches, les poupées et même les chats de la maison, les garçons, eux, avaient quittés leurs jeux vidéos pour s’ébattre avec leurs camarades dans les terrains vagues. Cela était supposé être une belle journée. Mais encore une fois l’homme prouva qu’il ne pouvait pas plus prédire le temps que son avenir. Une pluie aussi violente que soudaine afflua dès les premières lueurs de l’aube jusqu'à la disparition complète des derniers rayons de soleil. Aucun répit de la part des gouttelettes qui s’abattaient telle des bombes sur les vitres des immeubles déformant ainsi les visages dépités des pauvres familles désillusionnées par l’honteuse escroquerie de dame météo. L’eau envahissait toute parcelle de terre roussâtre propre à cette région la convertissant en boue infâme et gluante. Les villes n’étaient pas épargnées. Ainsi de véritables torrents inondaient les cassis et les caniveaux déferlants dans un vacarme assourdissant récupérant tout sur leur passage. Il eut néanmoins une petite chute de la fréquence d’affluence des trombes d’eau et certains pensèrent qu’enfin tout ceci allait s’achever. En vain. Ce n’était en fait qu’une accalmie, présageant pire encore pour la suite. Les oiseaux se cachaient sous les pans de toit à l’abri de l’irascible tempête, se serrant les uns contre les autres afin de préserver un minimum de chaleur. Quelques sots couraient encore dans les flaques d’eau cherchant à rentrer chez eux.

Ce tumulte se réverbérait aux oreilles de Mulciber et lui crevait les tympans. Sa sensibilité auditive due à sa cécité rendait le moindre son démesurément affreux tout en l’accablant promptement. Il était, comme à l’ordinaire, allongé dans sa cage, son crâne reposant sur les barreaux froids. Il n’y avait plus beaucoup de Nekos à cette période de l’année et le vendeur l’avait donc placé près de la vitrine pensant que la lumière et l’air frais lui rendrait peut-être un peu le sourire. Ce fut superflu bien évidemment. Son état ne se détériora ni ne s’aggrava pour autant. Aujourd’hui était un jour spécial pour lui. Pas à cause de la pluie battante, ni du traitement de faveur, ni de son déménagement imminent, mais c’était le jour où vingt années auparavant il sorti de son petit tube à essai. Le jour de son anniversaire. Autrefois il comptait le nombre de jours restant avant sa fête trépignant d’impatience car c’était son jour. Il avait le droit à toutes les folies ce jour-là et même s’il faisait une bêtise, on l’excusait en l’entendant dire « c’est mon anniversaire aujourd’hui ! »… Maintenant il n’y avait plus personne pour l’excuser s’il faisait des bêtises, personne pour le couvrir de baisers, personne pour s’occuper de lui… Il expira un long souffle emplis de mélancolie espérant se vider un peu de la tristesse qui l’envahissait. Un babil de langues et un cliquetis de clés vint le tirer de cette torpeur nostalgique. Le propriétaire de la boutique avait eu vent de ce glorieux jour et venait lui apporter une petite surprise… Une vague odeur chocolatée et de crème fouettée arriva aux narines du Neko, le faisant saliver puisqu’il n’avait rien avalé depuis la veille.


« C’est une part de gâteau au chocolat, pour ton anniversaire Mulci »

Précisa inutilement l’homme. Il avait une voix grave, un ton affable et sans doute son visage devait en dire autant. Son odeur n’était pas désagréable, malgré le parfum avec lequel il s’aspergeait tout les matins, on sentait toujours une vague odeur de sueur et de frites trahissant son état de vie. Mulciber avait le pouvoir d’entrevoir ce genre de choses juste grâce à deux de ses sens surdéveloppés. Mais cela bien souvent, ne l’intéressait pas. Il préférait se poser dans un coin et repenser au passé, à quand un miracle surviendrait ou mieux, si un jour la mort daignerait sonner à sa porte. Néanmoins, on peut dire qu’il appréciait la compagnie de cet homme d’un âge certain. Bientôt il le quitterait donc tout cela n’avait plus d’importance. Il entendit que le vendeur déposa l’assiette, de carton d’après le bruit et l’odeur, près de l’entrée. Il n’avait pas peur de laisser la porte ouverte ou entrebâillée. De toute manière, où est-ce qu’un Neko aveugle pourrait-il bien se cacher. Tant bien même il aurait la possibilité de le faire qu’il ne le ferrait pas. L’autre lui mit une cuillère entre les doigts et l’incita à prendre une part. Mulciber ne se fit pas prier et, en tâtonnant un peu, il réussi à bien localiser le gâteau et plongea la cuillère en pleins dedans. Après qu’il eut englouti quelques bouchées de la friandise, l’homme qui était étrangement resté silencieux accroupi sur le devant de la geôle rompit les bruits de mastication.

« Tu n’es pas sans savoir que bientôt on va te vendre à une autre animalerie. »
« Je sais… »
« Bon je ne devrais pas m’inquiéter après tout. Ce n’est pas ton premier voyage, hein ? »
« … »
« … »
« Je suis obligé tu sais ? »
« Je sais… »
« Ce n’est pas de ma faute nous sommes bientôt sur la paille. Tes frais médicaux n’arrêtent pas de grimper… Heureusement que je t’apprécie autant, ca me fait mal au cœur de te voir partir, mais bon après tout c’est peut-être mieux comme ça. Je leur dirais de te mettre près de la fenêtre, je sais que tu préfère et puis… »


Mulciber n’écoutait déjà plus les dires irréalisables du vendeur et se concentrait sur le gâteau. Il savait parfaitement que lui était unique en son genre et comme les trente dernières animaleries, il sera mis à l’écart, au fond de la salle. Mais il n’en avait que faire, pour le moment il tentait d’attraper le dernier bout de chocolat perdu quelque part sur l’assiette. Il le sentait, l’insaisissable, mais n’arrivait pas à le trouver. Finalement il le heurta avec le dos de la cuillère le faisant voler hors de la cage.

« Hop là, fais attention ! » Il entendit l’homme ramasser quelque chose et lui prendre sa cuillère des mains.
« Attend, je te le donne, ouvre la bouche. »
« Je n’ai plus faim. »


L’autre ne bougeait pas, ne comprenant pas pourquoi il y avait à peine dix secondes il voulait tant ce morceau de chocolat et que maintenant il affirmait ne plus avoir faim.

« Merci… Je n’ai plus faim. »

Il sentit que le vendeur ramassait en silence l’assiette puis refermait délicatement la porte de la froide prison. Lorsque celle-ci fut verrouillée, Mulciber y posa son front, laissant quelques mèches de cheveux noirs dépasser d’entre les barreaux.

« Ah oui au fait, bon anniversaire Mulciber »

fit l’homme avant de s’éloigner vers l’arrière boutique.

La pluie continuait de tambouriner contre les vitres et le Neko sentait qu’un gros orage approchait. La morsure du métal froid lui rentrait telle une aiguille au milieu de son crâne mais rien n’était plus relaxant qu’une approche aussi tangible avec le baiser de la mort...
Cela devait être une belle journée.

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Sayuri Koga



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MessageSujet: Re: Xx ...It was suppose to be a beautiful day... xX [UN maitre]   Mer 2 Avr - 22:40

Sayuri poussa la porte d'entrée de la fourrière. Un lieu malsain, sale, lugubre et déprimant. Rien de très réjouissant. Mais la curiosité l'avait poussé à aller voir à quoi pouvait bien ressembler un neko. Ces êtres mi-hommes, mi-chats attisaient encore plus sa curiosité déjà débordante. Apparement, du peu qu'elle en avait entendu dire, ils étaient des esclaves et pouvaient satisfaire tout les caprices les plus obscènes, les plus humiliants et les plus fous des humains. Rien qu'à cette pensée, Sayuri eu des frissons. Elle avait toujours aimé avoir le contrôle de la situation. Et de nature extrêmement posséssive, elle ne pouvait espérer mieux. Bref, elle pensait vraiment que cette petite visite à la fourrière la comblerait. Mais cette première impression fut vite décevante. C'était vraiment ici qu'elle allait trouver un neko ? Cet endroit ressemblait plus à un hangar pour voitures qu'à une fourrière. Etait-ce vraiment là qu'elle allait trouver son bonheur ? Car elle recherchait avant tout son bonheur. Le neko, lui, était déjà ancré dans le malheur le plus profond qui soit. Pourquoi ? Tout simplement parce-qu'il était né neko et qu'il mourrait neko. Sayuri n'était pas du genre à se poser trop de questions en ce qui concerne les autres. Trop égoiste ? Sûrement, un peu. Mais cette carapace dûre et solide la protêge bien évidemment d'un lourd fardeau. Elle continua donc sa route dans la caverne d'Alibaba, à la recherche du bonheur. Rien qui ne lui plu. Elle s'avança donc vers la dernière cage, lâchant un soupir. Elle pensait revenir les mains vides et chassa immédiatement cette pensée de son esprit. Mais son regard se stoppa soudain sur la dernière cage. Son locataire était bien étrange, et elle avait toujours aimé l'étrange. Tout d'abord, quelques traces de chocolat au bout de ses lèvres l'avait interpellé. Avait-il eu un traitement de faveur ? Et puis ce bandeau sur ses yeux ? Qu'est-ce que ça signifiait ? Il ne la voyait pas ? Il interpella un animalier en le sifflant, à l'autre bout de la fourrière. Elle avait ça exprès pour que le jeune neko sache qu'elle était bien là, debout devant lui. Même s'il devait s'en douter un peu...l'animalier lui expliqua alors qu'il était bien aveugle. Elle sut immédiatement que c'était celui-là qu'elle voulait.

-"Ne cherchez plus à le vendre à quiconque, je le veux maintenant."

Elle s'empressa de sortir sa monnaie qui commençait à se faire rare dans son portefeuille. Puis l'animalier ouvrit la cage et en sortit le jeune neko. Elle se présenta aussitôt à lui.

-"Je m'appelle Sayuri et je suis ta nouvelle maîtresse. Tu seras donc maintenant sous mes ordres et tu répondras "oui" à tout mes caprices, même les plus fous."

Elle le regarda longuement, mais il n'était pas bon de dévisager les gens. Hormis son bandeau rouge sur les yeux, elle remarqua également son collier en forme de cloche autour du cou. Sûrement pour ne pas qu'il se perde à cause de son handicap. Elle s'approcha alors de la sortie avec son neko derrière elle. Peut-être la lumière du jour et les premiers rayons du soleil allaient-ils le surprendre ? C'était une sorte de liberté retrouvée sans doute.
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