Neko no Sekai
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Scénario en répétition perpétuelle...[Matsu]

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Chiaki
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MessageSujet: Scénario en répétition perpétuelle...[Matsu]   Dim 20 Juil - 13:45

[ Et bien voilà je suis de retour, je souhaite juste préciser que j'aimerais bien un maître qui ne me laisse pas tomber, c'est un peu ça qui ne m'avait plus donné envie de revenir, et désolé du petit post aussi ( Mais t'es malade ma fille ! U.U ) [ Chuut ! ] ]

Résumé des épisodes précédents...Chiaki avait été sortie de sa cage par un maître très gentil qui ne voulait que le bien des nekos, un maître nommé Huang.Ce maître, aussi attentionné soit-il, ne rentra jamais à la maison, bien que Chiaki l'eut attendu.La petite plume commença alors à traîner dehors, c'est là qu'elle fut prise en chasse par des employés de la fourrière et qu'un certain Ulquiorra vint la sauver.A celui-ci elle lui demanda de lui apprendre à se défendre toute seule malgré sa frêle corpulence, et c'est bien là que résida le retour à la case départ de la timide neko.Il ne fallut pas longtemps pour qu'ils soient pris en chasse à nouveau, et qu'étant avec un rebelle, ils décidèrent de tous se mettre sur elle pour qu'elle serve d'appât, c'est dans cette course poursuite qu'elle se trébucha et fut immobilisée.Seulement, jamais Ulquiorra ne vint, si bien qu'après quelques temps, on la renvoya à la fourrière.

L'innocente et pauvre petite chose traînait au fond d'une cage, encore plus en piteux état que les fois précédentes, vêtue à nouveau de l'une de ses robes d'été légères qui n'empêchaient pas kes êtres aussi fragiles qu'elle d'attrapper quelque chose vu l'humidité des lieux, elle était recroquevillée sur elle-même, parcourue de temps à autres de frissons involontaires, entendant les voix des gens qui passaient, leurs yeux la regarder dans sa petite robe blanche, trouvant rapidement un esclave moins pâle qu'elle et plus robuste.Chiaki ne rêvait que d'une chose, retourner chez elle, retrouver un visage connu, ses pupilles ocres ne s'attardant même plus sur les visages étrangers qu'elle voyait défiler avec un air suppliant.Ils avaient tous un coeur de pierre, elle, elle avait perdu la notion du temps, depuis le temps qu'elle était cloîtrée dans cette cage, depuis le temps qu'elle ne bougeait plus et se tenait tranquille...pourtant ça n'empêchait pas celui qui la surveillait de la rouer de coups, ah ça non, c'était bien trop amusant, elle était son souffre-douleur, à chaque fois qu'il râtait une vente, il se défoulait sur elle, si bien qu'elle en venait à se demander comment quelqu'un aurait pu vouloir d'un oiseau aux ailes brisés, elle, elle trouvait ça criminel de maintenir dans une cage un être qui ne souhaitait qu'une unique chose, aussi simple soit-elle, juste voir le ciel au lieu de cette pénombre, même si c'était pour être attachée dehors et la laisser mourir de faim.De toute manière ici, la vie n'avait aucun interêt.

Comme d'habitude à la fourrière, une nouvelle journée débutait, aussi chargée en violence et en silence que les autres, enfin, silence, c'était ironique bien entendu, vu tout ses congénères qui s'avançaient vers les barreaux pour crier après des maîtres potentiels dès que la porte s'ouvrait, mais lorsqu'il s'agissait du gardien, il ne manquait pas de les frapper au passage.Elle de toute manière, elle s'en foutait totalement, elle voulait juste ne plus souffrir comme ça.Comme d'habitude, il y avait ces bruits de pas, qui s'arrêtaient avant ou après sa cage, sauf que là, elle eut l'impression de l'entendre s'arrêter devant...juste un curieux de plus...sans doute...le gardien parla, elle crut entendre son nom, mais resta immobile encore un moment, avant de l'entendre à nouveau, là, elle leva légèrement la tête, ses petits yeux ocres qui parfois prenaient une nuance brune s'ouvrant de moitié pour regarder ce qui se passait, ses cheveux gris-mauve l'empêchant cependant d'avoir une vision qui aurait pu être correcte, de plus, elle ne voyait pas celui ou celle qui s'intéressait à elle, ne voyant que ses genoux même si elle regardait vers le haut, n'ayant pas envie de changer de position puisque ce serait certainement vain une fois de plus.

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Matsu Sochiro
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MessageSujet: Re: Scénario en répétition perpétuelle...[Matsu]   Mar 22 Juil - 13:12

    « Tu sais quoi ? Tu as besoin d’un peu de distraction Matsu et si tu veux mon avis, tu devrais faire un tour au royal neko et jeter un coup d’œil aux articles, il y a des choses que de nouveaux arrivages trouvent grâce à tes yeux… »

    Argumenta la voix masculine et vibrante de modalité a l’autre bout du combiné, laissant par instants quelques pauses bien choisies qui démontraient tout son talent d’orateur averti, esquissant parfois un invisible sourire devant la réticence enfantine du journaliste, langue conseillère et mobilisatrice au fond vernis de vérité incontournable. De l’autre côté du fil conducteur, le jeune homme passait de la grimace dépité a l’expression de franche aversion bougonne devant les invariable termes qui revenait dans la bouche pleine d’une expérience dissimulé de son interlocuteur, émettant parfois une protestation catégorique et une bourrade acide qui ne ternissait en rien les intentions vigoureuses et la langue entraînée de Drew qui ripostait d’une nouvelle vague, plus ou moins subtile, d’argumentation affable. D’un geste sec, Matsu Soichiro avait de nouveau renvoyé le bon sens pour stagner dans cet emportement résolut et gamin, lui valant un nouvelle remarque cette fois si plus directe et douloureuse, attaquant les aspérités de son caractère délicats et grognant le mots « caprice » en d’interminables répétitions monocordes qui s’éternisaient lentement. Pourtant, Drew n’avait certainement pas tort en parlant de l’acquisition d’une nouvelle esclave, plantureuse, jolie ou tout simplement utile a ses côtés. Les derniers jours avaient été éprouvants et le sentiment de distraction si bien décrit dans l’allégresse de l’instant par le procureur devenait quelque chose de nécessaire que la fuite d’Aine et de Tokiko avait assombri. Si jamais le hasard voulait qu’il les recroise, l’une comme l’autre, nul doute qu’il ne retiendrais pas sa main et les battues acariâtres lancées de vigoureux coups. Ces choses étaient des bêtes qu’il fallait dressé. Du haut de sa vingtaine, c’était désormais une conviction chez le jeune homme

    Certains auraient sèchement réprimandé ce point de vue et houspiller généreusement les battues et le fouet entreposé dans le recoin d’une cave mal éclairée, minorité consentante aux droits des nekos mais ces mouches pénibles et vrombissantes ne faisaient qu’accroître le ton sec et l’amertume du journaliste en songeant a cette espèce primitive, ces animaux de foire tout juste un peu plus enrichissant qu’un chien ou qu’un chat. La fuite de deux de ces esclaves confirmait cette règle d’or et par mesure de précaution, la suivante dormirait par terre ou au mieux sur un des canapés sommaires et vieillots, et gaspillé suffisamment de temps et d’argent pour ces deux pestes lamentablement enfuies. Si les égards savaient été jusqu’alors retenus, la mauvaise humeur et une dose un peu voilée d’une colère assombrie par le peu de respect des dominées avaient amèrement réprimandée de telles négligences branlantes et bancales, failles certaines dans le système jusque là claire et sans aspérités, failles ou défauts moindres. Peut être avait il été trop doux dans ses méthodes d’intimidation et n’avait fait qu’alimenter les esprits rêveurs de liberté de ses récentes acquisitions. Aine lui avait pourtant semblé docile, de même que le caractère refréné devant le maître de Tokiko avait inexorablement guidé ses doigts pour en sortir une liasse frétillante de billets sous les yeux gourmands d’un vendeur affairé. D’un autre côté, ces articles avaient été acheté par question fortuite d’utilitaire et non dans un but premier purement décoratif et exhibitionniste, dans quelques recoins obscurs d’une petite fourrière aux coins poussiéreux et aux vitres crasseuses. Il fallait donc croire a une obscure erreur de jugement en pensant aux pris intermédiaires ou bas de ridicules esclaves soldées sous le couvent du qualificatif de bâtard.


    Il se dirigerait donc cette fois ci sur les articles de choix, optant potentiellement sur, pourquoi pas, une bête de race qui répondrait aux critères voulus de docilité. Pourtant, le mot docilité lui semblait désormais bien moins gai et chaleureux : Drew avait parlé de distraction dans l’acquisition de ce nouveau produit et après tout, si il choisissait sa nouvelle esclave dans ce but purement joueur, peut être qu’un peu de témérité pourrait pimenter un jeu dont il avait en ces derniers instants cruellement besoin. L’hésitation était donc encore présente lorsqu’il rabroua sèchement la lenteur de Jû qui tardait a la préparation d’un repas composé pour l’occasion de poisson frit, d’une dose abondante de soupe de miso et du traditionnel thé vert qui coagulait lentement entre les épices et les odeurs âcres, agréables ou suffocantes qui émanait des couvercles fermés et recouvert d’une mince couche de buée. Détournant donc les yeux de la dominée après un sifflement caractéristique, il avait déposé une bise brève sur les joues rosées par l’enfance et les yeux brillant d’optimiste de Maki, bavarde et inquisitrice vis-à-vis des occupation à venir, enfilant un jean ample et chemise largement entrouverte flottant sous la brise inexistante du chaud mois d’été. Il avait emprunté les rues commerçantes, évitant les ruelles étroites, contournant la masse imposante d’une population bêlante et active qui clamait le prix généreux de ses derniers produits et les bonnes affaires à conclure sous le couvent de l’idéologie. Drôle de ville. Où se mêlait pèle mêle les librairies crasseuses, les ventes aux esclaves et les marchés couverts où s’entassait les poissons et les morceaux de viande aigre, les bouteilles d’alcool et les lourdes odeurs des parfumeries mêlé aux fumées épaisses des usines.

    Il avait reconnu quelques collègues qui lui avaient arraché une grimace douloureuse en esquivant placidement la conversation, dans une attitude qui ne témoignait certes pas de l’homme d’affaire responsable mais conservait l’imminent mérite de pouvoir échapper a un lancinant échange de banalités mondaines affligeantes. . Ses pas l’avaient finalement guidé devant l’épaisse devanture de l’imposant magasin qu’ornaient les lettres violettes tracées d’une peinture dégoulinante de Royal Neko. Au travers des vitres lavées dans ces matinées chaudes, on discernait les silhouette de nekos aux formes avantageuses, félines plantureuses aux fourrures présentant un étalage diverse de couleurs brune et blonde, passant des teintes rousses légères et des reflets mordorés sur des oreilles petites ou dressés, inquisitrice entre deux miaulement suraigus. C’était un spectacle affligeant que ces bêtes agglutinées autours des barreaux épais de cage encadrés parfois de soie pour rehausser la valeur d’une proposition alléchante face a autre chose qu’une vulgaire bâtarde. Au milieu du concert joyeux de cris et de gémissements, on discernait des paroles de lamentation et parfois de supplication. En d’autre temps et si l’humeur l’avait voulut, peut être le jeune homme se serait il amusé a passer devant chacune des cages présentes pour énerver l’animal a visage humain et nourrir des espoirs aussitôt balayés sous le coup de l’hésitation.

    Les gardiens aux épais bâtons dont l’usage ne faisait plus aucun doute prenait par instant une des félines a part, l’entraînait avec gourmandise dans un coin obscure des pièces dans un bu certainement peu glorifiant. Le lieu n’était probablement pas le plus spécialisé en matière de neko mais il présentait une large gamme de choix qui passait par à peu près tous les prix, laissant aux yeux des visiteurs les bêtes au pelage pourpre dans des vêtements des plus légers dévoilant les formes, pour beaucoup avantageuses, de ces dernières. Relevant donc la tête pour examiner l’étalage, le jeune homme observa tours à tours mâle et femelle, esquissant une moue contrarié devant une grande rouquine aux lèvres charnues, émettant un bref sourire approbateur a l’encontre d’un mâle de petite taille aux grands yeux rêveurs et expressifs. C’est une demoiselle à l’allure placide qui reteint son intention plus que les autres, notamment pour la couleur peu orthodoxe de ses cheveux coupés en un dégradé approximatif. Elle ferait bien dans le salon. Sa fourrure et ses oreilles fournis, ses yeux proéminents qui ne daignaient apporter attention et son total comportement m’en foutiste alors que les autres miaulaient avec espoir le long des barreaux avaient tout pour parfaire au tableau.


    « Le petit monsieur a-t-il besoin d’aide ?
    Mmmh… La féline là-bas, son nom ? »

    Le journaliste interrogea lentement le gérant du regard, dont la masse corporelle imposante empêchait des mouvements par trop rapides et limitait considérablement les déplacements à grande échelle. Un doigt sur ses lèvres fines, une ride légère sur son front en signe de réflexion tandis qu’il hochait mollement la tête, observant la plaque métallique fixée modestement devant la cage de fer rouillée. Selon tout vraisemblance, il calculait platement l’intérêt de son interlocuteur vis-à-vis de l’article et son esprit marchand, commerçant expérimenté dans l’art de la fraude et de la hausse de prix, s’interrogeait silencieusement sur la meilleur offre a tirer du jeune homme installé devant lui. . Les commérages et les discussions étaient elles aussi interminables lorsqu’il s’agissait de l’achat d’un chien ?! Non ?! Dans ce cas les lentes interrogations de l’homme étaient aussi irraisonnées qu’exaspérantes.

    « Chiaki… C’est son nom. Vous comptez l’achetez ?
    C’est à voir. Elle est japonaise ?
    Oui, fin’ j’crois mon bon m’sieur… Vous savez il en arrive de partout de ces bestioles alors les noms, c’pas moi qui les retiendrais.

    Matsu lança un regard des plus méprisant vers la bête, tapie au fond de sa cage d’où se dégageaient les odeurs âcres et animales d’un évident manque de soin. La plupart du temps, le jeune homme ne demandait pas quelles étaient les origines de ses achats, par commodité et désintéressement évident : lorsque l’on acheter une souris ou un perroquet, s’interrogeait on sur les origines de ce dernier ? Non, la masse commune des mortels se contentait de s’interroger sur laquelle des deux perruches feraient le mieux sur la commode poussiéreuse du salon. Vis-à-vis des félins, Matsu suivait à peu près ce raisonnement. Certes, il était plaisant d’avoir a ses côtés la présence ouvrière, aussi monstrueuse par leurs queues et leurs oreilles puissent elles sembler. Yuiko et Jû lui était utile mais il y avait des limites a l’attachement. Pour être honnête, en cet instant, le journaliste ignorait quel était le caractère idéaliste qu’il souhaitait et les motivations poussives a un choix inconscient. Une petite rebelle serait certainement plus distrayante en ces temps de besoin mais pour assouvir ces désirs, une féline soumise et empressée pouvait être sous les apparences du conseil.

    « Ouvrez moi sa cage.
    Monsieur, je ne sais pas si c’est bien prudent… Vous savez on est jamais sûr vec’ ces bestiaux de ce qui peut arriver…
    Je ne vous ai pas demandé votre avis, vous voulez qu’elle me fasse quoi du haut de sa silhouette de gamine ?
    Bien mon bon m’sieur… »

    Cliquetis de clé dans la serrure décrépie Accroupis a la hauteur de la cage et des yeux de la dominée, c’est d’un geste sec que Matsu enserra dans sa main droite la mâchoire de la demoiselle, l’attirant avec violence contre son visage, observant sans retenue et sans pudeur l’article présenté, tâtant la chair délicate, écartant de son autre main valide quelques mèches de cheveux qui retombaient sur le visage de Chiaki. Ses doigts parcouraient le corps sans retenue, décidé cette fois-ci a montrer qui était le maître. Qui était l’esclave. Il ne pourrait se permettre avec ses retenues une troisième fuite et comptait clairement le faire comprendre à son nouveau jouet dont il palpait le ventre plat, examinant les courbes de ses jambes et de ses cuisses. Il voulait faire le bon choix. Cette fois-ci, il ne venait plus par obligation d’une bonne. Il venait par plaisir, pour se distraire et évacuer les longues heures de journées pénibles et harassantes. Ses doigts remontèrent vers l’ancrure de la mince robe qui recouvrait une anatomie fragile, les autres tirant le visage enfantin en arrière, détaillant les lèvres minces et les joues pâles.


    « Et bien Chiaki, tu es a moi désormais. Que dis tu de cette bonne nouvelle ? »

    [tu peux répondre Wink ]
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Chiaki
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MessageSujet: Re: Scénario en répétition perpétuelle...[Matsu]   Mar 22 Juil - 18:43

[ D'sow, j'ai pas pu en faire un aussi long que le tien ^^ ]

Des bruits de protestations, de nouveaux cris, visiblement les autres nekos ne semblaient pas fort heureux que leur maître potentiel choisisse quelqu'un d'autre que leur petite personne.A vrai dire, entre les nekos et les hommes, il y avait bien peu de différence, l'égoïsme de ces êtres dôtés d'une intelligence supérieure aux animaux les rendaient laids, tellement laids.La frêle demoiselle attisait cette rage et l'espoir qui les maintenait en vie diminuait de plus en plus, pourquoi cette chose qui était résignée à ne plus voir le ciel devait-elle sortir avant eux ? Le monde était injuste parfois, tout du moins, c'était ce que les gens disaient, car il est injuste plus souvent que les rares personnes heureuses le pensent.Du fond de sa cage, Chiaki demeurait immobile, ce qui faisait augmenter les décibels des tentatives des autres qui tentaient désespérément de faire changer d'avis le maître pourtant bien décidé.Elle baissa le regard, comment trouver des genoux intéréssants ? De toute manière, la discussion qu'il avait avec le gardien ne la regardait absolument pas non plus, et puis, les autres avaient raison, il y en avait de bien mieux qu'elle, des nekos bien plus jolies avec des formes plus avantageuses, ce qui n'était pas dur, vu son état de pauvre chose abîmée, aucun être censé n'aurait dû vouloir d'une plume égarée loin des ailes de l'oiseau qui devait la porter loin, mais les hommes, de toute évidence, étaient visiblement plutôt du genre à être considéré comme des inconscients, tout du moins, c'était ce que Chiaki se disait de jour en jour.

Ils se disaient des choses qu'elle ne comprenait pas, ou peut-être qu'elle ne souhaitait aucunement comprendre.Pourquoi raviver de l'espoir dans un regard vide pour rien ? Après tout, les maîtres sadiques qui voulaient juste briser les pauvres êtres qu'ils considéraient comme inférieurs étaient de plus en plus nombreux.Elle aurait aimé les voir dans une cage, eux, ils auraient été bien moins fiers une fois maintenus prisonniers, et aussi primitifs que les nekos qui se jetaient aux barreaux.Etait-ce son comportement qui avait fait la différence ? Certainement, puisque ce n'était pas son physique qui l'aurait démarquée, enfin, elle pensait ce qu'elle voulait après tout, puisqu'au moins ça, on ne pouvait les lui ôter, tout comme cette liberté trop tôt reprise de force.Perdue dans ses pensées et dans une contemplation de ses genoux non dissimulée, Chi' avait la sensation de gêner plus qu'autre chose, entendant les autres commencer à l'insulter, comme d'habitude après tout, c'était la troisième phase lors des adoptions ou plutôt de la soi-disant liberté, parce que maintenant, chanceux étaient les nekos qui tombaient sur de bons maîtres, et elle savait très bien qu'un maître comme Huang ne courait pas les rues, une telle chance ne revenait malheureusement jamais une seconde fois, d'ailleurs, ça avait été certainement la seule qu'elle avait eue de sa vie.

Le bruit caractéristique de la clé ouvrant la cage miteuse de la neko sembla la sortir légèrement de sa rêverie passagère qui tentait de la maintenir hors de toute cette manifestation qui virait à l'obsession hystérique, que l'on aurait d'ailleurs pu voir lors d'un concert d'un chanteur aux millions de fans sauf que les nekos de sexe féminin ne s'évanouissaient pas en voyant arriver l'un des maîtres, mais niveau bruit, c'était presque pareil, bien qu'elle n'était jamais allée à un concert pour pouvoir réellement faire la comparaison.Ce bruit constant lui donnait assez de maux de têtes que pour l'empêcher de réfléchir, même si avec le temps, on commençait à s'habituer à tout ça, c'était toujours du domaine de l'insupportable, ce qui expliquait pourquoi ça énervait le gardien et lui donnait des raisons de cogner, quoi que, il n'avait pas vraiment besoin de raisons de le faire, même si avec elle, c'était parce qu'elle avait été retrouvée à traîner avec un rebelle et qu'elle devait en être devenue une, comme si elle avait l'air d'être une rebelle, franchement, elle pouvait ressembler à n'importe quoi, sauf à ça.A une loque, à un chaton abandonné aux abords d'une route de campagne, à une barbie réduite en bouillie par de sales mômes, à tout ce que vous voulez qui soit en piteux état en fait.

Saisie d'un geste aussi sec qu'inattendu, Chiaki ne tenta même pas de faire entendre son désaccord, de toute manière, elle se serait faite éclater plus tard en invoquant son manque d'éducation comme raison supplémentaire et plus valable que l'autre.Ses pupilles ocres se posèrent sur le visage de celui qui allait faire son acquisition, elle s'imaginait déjà ce qui risquait de lui arriver rien qu'en le voyant.Il n'avait pas l'air d'être quelqu'un qui était dôté d'un coeur, c'était sûr, mais elle avait cette vilaine manie d'aimer tout le monde...tant pis pour elle.Elle savait déjà qu'elle allait trouver un critère sur lequel elle allait le plaindre et être triste pour lui, qu'elle allait trouver une raison bidon à sa méchanceté, comme elle pouvait détester cet aspect de sa personnalité...au moins, Ulquiorra-sama, lui, il détestait les humains, point barre, il se fichait de les tuer, il avait raison, mais il n'était pas revenu la chercher, ce qui prouvait qu'elle était plus utile en tant que soumise qu'en tant qu'apprentie rebelle, de toute manière, elle était bien trop faible pour cela, même si elle voulait servir à quelque chose sans trahir les siens.

Il continuait de la toucher, de la regarder comme on le ferait pour un objet, ah oui, c'était vrai, même un animal était moins destiné à décorer, étrangement, les humains lui semblaient être les personnes les moins dôtées de ce qu'on nommait "humanité".Donc, elle était une chose, certe plus intelligente qu'un chien, mais moins bien traîtée.Elle fut parcourue d'un frisson en sentant ses mains vagabonder sur son corps, Chiaki était encore vierge et c'était la première fois qu'on la touchait ainsi, il y avait de quoi ne pas apprécier, mais elle n'avait pas son mot à dire de toute manière, si il ne lui demandait pas son avis, elle devait se taire, et elle montrait vraiment avoir amplement conscience de cette presque fatalité, ces règles pareilles à tout les nekos soumis qui ne veulent pas se faire battre plus souvent qu'ils ne le devraient.En tout cas, il ne risquait bel et bien plus aucun risque de voir s'échapper son nouveau jouet, même si elle le voulait, ce qui n'était pas le cas, elle ne courait pas assez vite que pour y parvenir.Et là, elle se serait vraiment faite cogner jusqu'à être inconsciente.Finalement, son maître lui demanda son avis, ayant parfaitement compris ce qu'il demandait, elle répondit, tout simplement.


- Rien, maître.

Peux-t-on appeller ça " Bonne réponse " ? Elle n'était pas du genre à montrer une quelconque joie ou à remercier, remercier un maître qui va vous soumettre n'est pas un comportement qui lui paraîssait approprié, c'est comme si on remerciait pour les coups qu'on allait recevoir.D'un côté, le " rien " était une preuve de soumission, assez originale certe, mais franche, et puis, si elle n'avait pas envie de dire quelque chose, c'était son choix, elle était moins bavarde qu'avant de toute manière, ce qui, étrangement, avait corrigé en grande partie le problème qu'elle éprouvait à s'exprimer correctement.Le gardien reprit un discours comme quoi elle n'était pas nette, fallait avouer qu'elle était quelque peu...différente et ailleurs, et puis tout ce qu'elle disait avait des allures bizarres, sans oublier qu'elle avait traîné avec un rebelle, ce qui semblait lui faire croire qu'elle était la plus grande sale bête de tout le magasin alors qu'elle était celle qui lui attirait certainement le moins de problèmes.Elle aurait voulu dire quelque chose, d'ailleurs sa bouche s'ouvrit pour le faire, souhaitant faire taire le gardien sans être impolie ou impertinente, mais elle se ravisa.Après tout, si finalement il changeait d'avis, Chiaki n'aurait que plus souffert des coups de son bourreau, même si elle s'y était habituée.Le gardien fit taire tout les autres, il fallait avouer que tant d'agitation perturbait un peu la petite plume, surtout que c'était à elle qu'ils s'adressaient tous.

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